L'explication de l'anti-rise

Mis à jour : 15 mars 2019


L’anti-rise détermine l’impact du freinage sur la suspension arrière. En traçant une ligne à partir du point de contact de la roue se reliant au instant center, nous obtenons la ligne anti-rise. Cette ligne détermine l’effet du freinage lors du déplacement de la roue. Plus la ligne est basse (angle aigu) moins la suspension est affectée par le freinage. Plus la ligne est élevée, plus la suspension est affectée. Plus un anti-rise est faible moins le freinage viendra affecter le mouvement du système lors d’absorptions d’impacts.


Le but recherché est soit de conserver un système de suspension actif même lorsque l’on freine ou de conserver la géométrie afin d'optimiser la maniabilité. Si un anti-rise est élevé, il permettra de conserver la géométrie en empêchant la compression de la suspension. Cela permettra alors de préserver les caractéristiques géométriques qui ultimement permettent au vélo de rester plus maniable et réactif dans son comportement. Si un anti-rise est faible, il permettra alors une meilleur traction puisque le système, en restant actif face aux impacts, conservera la roue au sol en tout temps.


La grandeur du disque n’a aucun impact sur l’anti-rise ou sur l’effet du freinage sur le système. La raison est que l’on regarde le couple à la roue et non la force tangentielle à l’étrier. Un grand disque va donc vous donner plus de puissance et de précision lors de vos freinages, mais la force totale générée ne sera pas différente. L’emplacement de l’étrier de frein peut avoir un impact aussi sur l’effet du freinage. Sur le système de type ABP ou Split Pivot, le mouvement du seatstay est environ 50% moindre que celui du chainstay. La distance parcourue par l’étrier de frein (ligne bleu et verte) est donc très différente. C’est la raison pour laquelle l’étrier se retrouve sur le seatstay.

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