L'influence de l'anti-rise

Mis à jour : 15 mars 2019

L’anti-rise détermine l’impact du freinage sur le système et la suspension arrière. Il y a 2 différents types d’anti-rise : l’anti-rise qui favorise l’indépendance du mouvement et l’anti-rise qui préserve la géométrie.  

L’anti-rise qui préserve la géométrie se situe au-dessus de 99%. Au-delà de cette donnée, le freinage vient contrer l'effet de compression de l’amortisseur et du système. Il y a donc une annulation des forces, voir même une décompression. Le fait de préserver la géométrie permet au vélo de conserver les caractéristiques géométriques qui en font un vélo maniable. Le problème avec un freinage de ce type est que l'on accentue la plongée au freinage ''brake diving''. Cela est dû à la décompression de la suspension. Lors du freinage, votre centre de gravité et votre poids se transfert vers l'avant. Si le système compresse la suspension, une partie du transfert de poids sera alors ralenti. Mais si la suspension se décompresse, elle accentue alors cet effet et vous projette davantage vers l'avant. L'autre effet négatif est la présence du ‘’brake-jack’’. Le ''brake-jack'' est le phénomène qui empêche le libre mouvement du système de suspension lorsqu’on utilise les freins. Il y a donc perte d'adhérence puisque les impacts ne peuvent être absorbés correctement afin de garder la roue au sol.


L’anti-rise qui favorise l’indépendance du système de suspension se situe en dessous de 99%. En deçà de cette donnée, le système tend à rester actif au freinage en conservant l'adhérence. Plus la donnée est faible, plus l'impact du freinage est faible. De 90% à 70% environ, il y aura une compression de la suspension en phase de freinage. Cette compression, bien qu'elle soit dans le même sens que l’absorption des impacts, aura un effet négatif sur l'amortissement puisqu'elle accentue le mouvement déjà enclenché par les impacts. Il y a alors une surcompression de l’amortisseur, ce qui l’empêche de bien faire son travail. Lorsqu'on atteint 60% ou moins, le freinage n'a que peu d'impact sur la suspension et rend le système très actif. En phase de freinage, il y a une compression très légère voir négligeable de l'amortisseur. L'adhérence est alors mise de l'avant plan puisque la suspension absorbe alors les impacts sans subir de contrainte externe. Par contre, le côté négatif de ce principe est que la géométrie en paye le prix puisque la suspension se comprime plus facilement sous les impacts, la maniabilité du vélo en est alors affectée.


©2018 by DM Bike. Proudly created by DM Bike