Le centre de gravité


Le monde du vélo de montagne est un domaine où la théorie et la pratique s’entrechoquent. Nous avons vu dans les précédents articles sur les théories de l’anti-squat les raisons pour lesquelles un vélo possédant un débattement arrière de 160 mm peut potentiellement pédaler aussi bien qu’un vélo de cross-country. Le vélo de montagne est basé sur des principes dynamiques et statiques. Lors de la conception d’un vélo, les concepteurs doivent donc prendre en considération ces deux principes. Contrairement à la moto, le pilote d’un vélo possède un poids nettement plus élevé que sa monture. Il devient alors donc l’élément principal dans l'équation du ratio poids monture/pilote. De plus, un cycliste n’est pas statique comme sur une moto, car lors du pédalage, il crée des fluctuations et génère des irrégularités quant à la distribution des masses en mouvement.


Une fois que nous avons compris et analysé le coté statique nous allons donc nous tourner vers le coté dynamique. L'emplacement du centre de gravité du cycliste est un point important pour le contrôle, la stabilité et la réactivité du vélo. Étant donné que chaque personne possède une morphologie différente, notre centre de gravité varie donc légèrement d’un cycliste à l’autre. Lors de la conception d’un vélo, les ingénieurs doivent donc penser à des géométries qui vont s’adapter, du moins le mieux possible, à toutes les personnes.


Nous avons déjà exploré l’interaction de la chaine avec le IC (instant center) de notre vélo qui permet d’annuler les mouvements et ainsi former une plateforme de pédalage efficace. Mais si c’était si simple….toutes les compagnies auraient des vélos qui seraient aussi efficaces les uns que les autres. C’est là que le COG (center of gravity) entre en ligne de compte. Afin de déterminer la zone de pédalage idéale, soit 100% d’anti-squat, il y a quelques petites données à connaitre. Il faut donc commencer par connaitre le point du COG du cyclliste. Dépendamment de la géométrie du cadre et de la morphologie de la personne, ce point va se retrouver des endroits légèrement différents. Il est donc impossible pour le commun des mortels de connaitre l’endroit exact de ce point par des calculs simples. Cela prend un logiciel pour y parvenir. Ceci étant dit, si nous le connaissons, il suffit de tracer une ligne horizontale par rapport à celui-ci. Par la suite, vous tracez une ligne verticale à partir du point de contact de la roue avant. Le croisement de ces deux lignes sera l’endroit où la ligne d’anti-squat doit se retrouver afin d’être à 100%. C’est à partir de ce point que l’on peut déterminer les pourcentages établis dans mes analyses. Bien que cela paraisse simple, comme je l’ai mentionné un peu plus haut, le COG varie d’une personne à l’autre. De plus, lors de l’utilisation, notre corps bouge constamment ce qui déplace une fois de plus le COG. La zone anti-squat idéale est donc constamment en mouvement.


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