Les composantes d’un amortisseur

Mis à jour : 11 janv. 2019


De quoi est constitué un amortisseur ?


-un châssis -un ressort -un piston (damper) -un piggy back (certains modèles)


La suspension a pour fonction d’absorber les impacts du terrain. C’est elle qui vous permet de rester en contrôle en gardant constamment la roue au sol. Elle améliore aussi grandement le confort ainsi que la traction. Elle permet une meilleure durabilité de l’équipement et du matériel, car elle absorbe une grande partie des vibrations. Quand on parle d’amortisseurs, on se doit de parler de débattement. On ne peut pas connaitre le débattement en mesurant la longueur du shaft. On mesure le débattement arrière d’un vélo grâce au ratio entre le déplacement de l’amortisseur par rapport au déplacement de la roue. La dimension d’un amortisseur se mesure par exemple ainsi : 7.875 x 2.25 (en po) ou 200 x 57 (en mm). La première dimension détermine la longueur eye to eye de l’amortisseur. Cela signifie la longueur qu’il y a entre les deux œillets. Pour connaitre la dimension de l’amortisseur de votre vélo, il suffit de le mesurer avec une règle. La deuxième mesure détermine la longueur du débattement (stroke) de l’amortisseur (et non celle du vélo). La stroke est en fait la longueur du shaft (stanchions).

Le châssis : le châssis d’un amortisseur est composé du corps de l’amortisseur (shock body), d’une chambre à air (air sleeve ou air can) ou d’un ressort hélicoïdal (coil), du plongeur (shaft), d’œillets (bushing) et d’un piggy back (selon les modèles).


Le corps (shock body) : le corps de l’amortisseur peut avoir différentes grosseurs afin de répondre aux demandes de performance. C’est la raison pour laquelle même si les dimensions en longueur (eye to eye) et de débattement (stroke) sont bonnes, l’amortisseur peut ne pas être compatible avec le cadre de votre vélo dû à son diamètre trop imposant. Certaines compagnies ont un espace très limité pour le passage de l’amortisseur, ce qui limite parfois les choix.

La chambre d’air (air sleeve ou air can) : c’est la partie dans laquelle se retrouve l’air qui agit comme un ressort. C’est dans cette partie que l’on retrouve le ressort positif et le ressort négatif à travers desquels le piston bouge. Les dimensions de ces chambres ont une influence notable sur le rendement et la sensation de l’amortisseur. Depuis quelques années, Fox et Rockshox ont introduit la sleeve EVOL (Fox) et la DebonAir (Rockshox) afin d’augmenter la grosseur du ressort négatif et améliorer les performances.


Le ressort hélicoïdal (coil) : il existe différents types de ressort sur le marché. D’un à l’autre, la performance est la même. En fait, ce qui change c’est le poids, car on sait que c’est le plus gros défaut d’une suspension à ressort hélicoïdale. Vous pouvez donc éliminer quelques grammes en utilisant un ressort plus léger.


Le plongeur (shaft) : c’est à l’intérieur du shaft que se retrouve l’huile de l’amortisseur. Au bout de celui-ci se trouve le piston (damper) qui permet la gestion de l’amortissement. Sur les suspensions sans piggy back, le IFP (internal floating piston) se retrouve aussi à l’intérieur du plongeur. Pour ce qui est de la vessie (bladder), elle n’est pas utilisée si le piggy back n’est pas présent. La compagnie Cane creek utilise par contre une membrane qui se rapproche de ce principe. Le plongeur représente aussi le débattement de notre amortisseur. C’est un tube lisse qui glisse sur les joints d’étanchéité (seals) et les cache-poussières (dust wipers) pour entrer à l’intérieur de la chambre d’air (sleeve), guidé par la bague d’alignement (bushing). Les plongeurs sont faits d’acier ou d’aluminium. Les amortisseurs plus haut de gamme possèdent des traitements spéciaux pour réduire au minimum la friction entre les cache-poussières et les joints d’étanchéité. Le traitement Kashima de la compagnie Fox en est un bon exemple. Le plongeur est la partie la plus fragile. S’il vous arrivait de tomber et de l’égratigner, des fuites d’air ou d’huile pourraient se produire, ce que l’on veut éviter à tout prix. Si par malheur cela arrivait, sachez qu’on peut effectuer une réparation si l’encoche n’est pas trop profonde.


Oeillet (bushing) : les œillets sont situés aux extrémités de l’amortisseur. C’est à travers ces deux trous que les douilles, qui le tiennent en place sur le cadre du vélo, passent. Les œillets sont la référence pour la longueur de l’amortisseur (eye to eye).


Le piston (damper) : le piston est la partie hydraulique de votre amortisseur. Il contrôle l’amortissement. L’huile passe au travers d’un piston afin de contrôler le déplacement. Il contrôle deux paramètres, soit la compression et le rebond.

Le piggy back : le piggy back est la bombonne supplémentaire que l’on retrouve sur certains amortisseurs. Il ajoute du poids. C’est pourquoi on le trouve seulement sur les amortisseurs d’enduro et de downhill. Cette bombonne externe permet d’utiliser une plus grande quantité d’huile dans l’amortisseur. Il renferme le IFP (internal floating piston) ou la vessie (bladder). Elle permet aussi à l’huile de ne pas rester emprisonnée à l’intérieur de la suspension et de sortir à l’extérieur pour s’y loger. Cela permet donc un meilleur contrôle de la température de l’huile, car il agit comme un radiateur. Lors d’une utilisation intensive, l’huile se réchauffe et prend de l’expansion. Cette bombonne permet donc de corriger une partie du problème, bien que ce phénomène ne puisse être contrôlé à 100%.

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