Les poe et le pédal-kickback

Les point d’engagements sur les moyeux est souvent un élément important pour la majorité des gens qui magasinent. Bien que les POE (point of engagement) soit bénéfique en montée, relance, etc... qu’en est-il en descente ?? Car comme vous le savez, le vélo de montagne est toujours une question de compromis.


Pour commencer, qu’est-ce que le degré d’engagement ? Le degré d’engagement représente le degré maximum que le corps de roue libre doit parcourir avant que les dents du système de roue libre ne s'engagent (le fameux click qu'on entend). Généralement c’est le mouvement du bras de pédalier entre les click qui nous le démontre le plus facilement. Plus l’angle est petit, plus l’engagement est rapide. L’angle est calculé en divisant 360 ° par le nombre de points d'engagement (POE). Par exemple, un système de 54poe donnera 6.66 degrés d’engagement (360/54=6.66).


Maintenant que vous comprenez comment cela fonctionne, revenons à notre question de départ. Quelle est l’impact en descente ?

Le backlash

Le nombre de POE influence le backlash. Le backlash est la distance parcourue par le bras de pédalier avant que le corps de roue libre s’engage et convertisse la force appuyée sur le pédalier en accélération de la roue. Le backlash est influencé par trois facteurs : la longueur du bras de pédalier, le rapport de démultiplication (la vitesse à laquelle vous êtes engagé, ce qui représente votre ratio) ainsi que le degré d'engagement du corps de roue libre. La longueur du bras de pédalier et le degré d’engagement sont proportionnels à la distance parcourue par le bras de pédalier avant l’engagement du corps de roue libre. Mais comme vous avez des vitesses, il y a alors un effet de démultiplication. Le ratio dans lequel vous êtes engagé, lui, a un effet inversement proportionnel au backlash. Donc, pour la même distance parcourue par le bras de pédalier, si votre ratio est plus petit, l’engagement sera plus rapide. Donc pour obtenir un backlash très faible sur un ratio très grand, il faut avoir le plus de POE possible afin de réduire au minimum le déplacement avant l’engagement. Cette rapidité d’engagement est donc favorable lorsque l’on grimpe ou lors des relances.

Le kickback

Le nombre de POE influence aussi le pédal-kickback. Le pédal-kickback est la rétroaction des pédales générée par le mouvement du système de suspension. Lorsque le système bouge, la chaîne cherche à tirer les pédales dans le sens opposé de la rotation du pédalier. Ce phénomène est dû au changement de distance entre le pédalier et l’axe de la roue arrière, ce qui étire la chaine et donc tire sur le pédalier. Cela a également un effet sur la façon dont votre système de suspension travaille et absorbe les impacts.


Le pédal-kickback a un lien direct avec le degré d’engagement de votre corps de roue libre. Plus le système de suspension se déplace, plus le kickback est accentué. Le degré de liberté que nous laisse le moyeu est donc important pour réduire l’effet. Par exemple, si notre corps de roue libre était instantané, degré d’engagement zéro, la compression de la suspension et donc du déplacement du système engendrerait un énorme kickback puisqu’il n’y aurait aucun espace de mouvement libre. L’effet inverse serait de n’avoir aucun point d’engagement. Pour ce faire, le test simple serait de retirer la chaine de votre vélo et effectuer une descente. Le mouvement du système n’affecterait alors en rien le mouvement de votre pédalier. Un degré d’engagement plus élevé permet donc une liberté de mouvement supplémentaire qui aide cet aspect négatif en descente. Éliminer le pédal-kickback

Pour éliminer le pédal-kickback, en théorie, la solution est simple. Pédalez !  En roulant, le moyeu tourne à une certaine vitesse. Pour accélérer, le corps de roue libre doit s'engager avec le moyeu et cela ne se produit que si la cassette tourne plus vite que le moyeu. Si la vitesse angulaire du moyeu est plus rapide que la vitesse angulaire de la cassette, le corps de roue libre ne peut pas s'engager et la roue n'accélérerait pas. Pour le pedal-kickback, cela signifie que si la vitesse angulaire du moyeu est supérieure à la vitesse du corps de roue libre générée par la tension de la chaîne, il n'y aura pas de pedal-kickback ou d'influence négative sur votre suspension. C’est aussi ce principe qui fait en sorte que lorsqu’on pédale à plat a une certaine cadence, on ne ressent pas de coup dans nos pédales à chaque impact que prend la roue arrière. Mais en descente, est-ce réaliste... je vous laisse en juger.  Il est important de comprendre que lors du choix d’un moyeu il faut faire la balance entre les pertes et les bénéfices. Sur un vélo de cross-country versus un vélo de downhill, les besoins sont différents. La théorie expliqué ici est donc à prendre en considération ou pas selon vos besoins. 

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